
L’
histoire du vignoble aixois se confond avec l’
histoire de la
Provence, dont les origines remontent au VIe siècle avant notre ère. Fondée par les Romains, Aix-en-
Provence a été la ville du roi René, le “roi vigneron” qui développa le vignoble alentour. Devenu Coteaux du Roy René en 1946, les
vins de la région bénéficieront dix ans plus tard de l’appellation VDQS Coteaux d’Aix et à partir de 1960 Coteaux d'Aix-en-
Provence. Participant à la renommée de cette
Provence au cœur de laquelle ils sont enracinés, les Coteaux d’Aix-en-
Provence sont désormais appréciés par les amateurs du monde entier. Les
vignes situées dans les
sols argilo-calcaires bénéficient d’un ensoleillement remarquable de 2900 heures par an. Le mistral, vent froid et
sec venu du Nord, apporte un air pur et limpide favorable à l’épanouissement de la vigne. Les efforts opiniâtres de plusieurs générations de
vignerons sont aujourd’hui appuyés par les techniques les plus modernes afin de garantir la constance et le niveau de la qualité, exigés par les consommateurs. La variété des
cépages reflète la longue
histoire de la vigne méditerranéenne, mais aussi la recherche d’une identité remarquable. Leurs
assemblages délicats fondent la personnalité et la qualité des
vins Coteaux d’Aix-en-
Provence qui se caractérisent par des
rosés vifs et
aromatiques arborant une belle
robe rose pâle, des rouges de
caractère :
gras et amples ainsi que des
vins blancs fins et élégants typiques de la
Provence aixoise.
La route des
vins
Coteaux d’Aix-en-
Provence
Découvrez les Coteaux-d’Aix-en-
Provence dans 80
caves et domaines, à travers l’aire et la route des
vins de l’appellation, comprenant d’innombrables sites d’exception et de villages aux traditions vivantes : Aix-en-
Provence et ses hôtels particuliers, la montagne Saint-Victoire magnifiée par les pinceaux de Cézanne, Saint-Rémy-de-
Provence et ses célèbres vestiges gallo-romains...
Les vendanges 2008
“Nous pouvons caractériser le
millésime 2008 de normal, confiait Michelle Nasles, présidente du Syndicat Coteaux d’Aix-en-
Provence. Ce
millésime a cela d’exceptionnel qu’il a surpris les
vignerons qui ont retrouvé un cycle végétatif et une période de maturation repositionné à des dates habituelles que nous n’avions plus connu depuis 2004 avec des vendanges qui se sont terminées à Rognes et à Rians le 28 octobre. Les conditions climatiques qui ont accompagné le cycle végétatif de la vigne, ont, une fois de plus donné au
millésime ses caractéristiques. Après un hiver sans froid excessif et relativement humide, le débourrement s’est produit avec plus de deux semaines d’avance, avec un nombre de grappes inférieur à 2007. Un printemps
frais, froid parfois et pluvieux a considérablement ralenti le rythme de la vigne qui a non seulement perdu son avance mais est arrivée à la période de
floraison avec une semaine de retard sur une année normale et trois semaines sur 2007. Nous avons subi des pluies incessantes entre mi-mai et mi-juin et cela a quelque peu perturbé le bon déroulement de la
fleur. Heureusement, un été
sec et venteux a stoppé les maladies. Par ailleurs, certains
terroirs ont bénéficié d’orages d’été, les autres ont dû lutter contre la sécheresse qui est apparue tardivement au début du mois d’août mais qui a par endroits fait des dégâts. L’été
chaud mais sans excès n’a pas permis de rattraper les retards accumulés au printemps. Les vendanges 2008 ont démarré aux dates habituelles dans les zones précoces (Etang de Berre) vers le 25 août, mais avec des degrés inférieurs de 1 à 2% sur l’an dernier. Les zones tardives, quant à elles, ont démarré plus d’un mois plus tard, fin septembre début octobre, retrouvant ainsi le rythme habituel des vendanges dans l’appellation. Les
raisins sont parvenus à maturité optimale dans un état sanitaire correct. Comme toujours, les
vignerons de l’appellation ont dû s’adapter pour vinifier dans les meilleures conditions. Les
températures des
raisins rentrés en fin de
nuit ou tôt le matin étant
basse, cela a permis d’obtenir des
blancs et des
rosés complexes. Les
fermentations se sont déroulées dans de bonnes conditions. Les degrés moyens élevés ont demandé aux
vignerons une parfaite maîtrise des
fermentations alcooliques en matière d’apport d’azote ammoniacal et d’oxygène. Dans l’ensemble, ce
millésime 2008 restera gravé dans nos mémoires comme un
millésime vif et aromatique en blanc et en rosé et fruité en rouge. Pour conclure, le vin est et restera un produit vivant dont l’évolution, malgré tout le déploiement des techniques de
vinifications, n’est pas programmable ou manipulable à l’envie et c’est tant mieux car,
généreux et secret, il nous surprend chaque année et nous fait découvrir de nouvelles palettes de
couleurs, d’arômes et de saveurs, pour notre plus grand plaisir.”